Crédits photo : ABACA / Montage Pure Charts
Le tweet de trop pour Véronique Genest ? C'est ce qu'il faut penser après lecture des innombrables réactions des internautes suite aux messages postés par la comédienne dimanche. Interpellée par les déclarations de Diam's, dont Thierry Demaizière a dressé le portrait à travers une interview confession diffusée dimanche dernier dans "Sept à Huit", Véronique Genest a inscrit sur son mur : « Est ce que quelqu'un peut dire à Mélanie que c'est interdit de se promener nue dans la rue parce que ça choque certaines personnes? ». Une fausse question posée juste après que l'ex-rappeuse s'est exprimée au sujet du port du voile. « De quel droit une femme aurait le droit d'être toute nue dans une publicité et moi n'aurais-je pas le droit d'être couverte et entièrement voilée ? » avait ainsi déclaré Diam's en réponse à ses détracteurs qui ne comprennent pas sa conversion à l'islam.
Des tensions autour de Charlie Hebdo
Taxée de racisme sur Twitter, Véronique Genest a tenté de se défendre. Mais en ayant accepté d'être qualifiée d'« islamophobe » sur la chaîne NRJ 12 il y a trois ans, l'actrice créait un précédent. D'ailleurs, aux internautes la malmenant, elle a dédié un tweet renvoyant vers l'une des dernières interviews de Jeannette Bougrab, maîtresse des requêtes au Conseil d'État et compagne du dessinateur Stéphane Charbonnier, mort le 7 janvier dans l'attentat qui visait Charlie Hebdo. Dans cet entretien accordé au Figaro, la militante UMP y rapporte notamment que « la France est toujours aussi aveugle face au péril islamiste ».
Crédits photo : Twitter de Véronique Genest
Diam's s'est d'ailleurs assez largement exprimée au sujet de l'attentat contre le journal satyrique, réaffirmant « de toutes ses forces » qu'elle « condamnait » ces actes terroristes. Elle a également précisé qu'elle n'avait en revanche pas souhaité descendre dans la rue pour manifester avec les millions de Français. « Je pense au blasphème. Ce sont des dessins qui, personnellement, me choquent énormément. Pour moi, on peut faire passer des messages sans blesser l'autre » avait-elle expliqué pour justifier son absence, faisant notamment référence aux caricatures du prophète Mahomet publiées par Charlie Hebdo. « On la laisse dire. Moi, ça me choque cette justification des assassinats par le blasphème » a immédiatement posté Véronique Genest à la suite de l'interview.