Crédits photo : Bestimage
Placebo est dans la tourmente. Le parquet italien vient d'ouvrir une enquête contre le chanteur Brian Molko suite à des injures proférées sur scène. Lors d'un concert dans le cadre du festival Sonic Park à Stupinigi, près de Turin, le 11 juillet dernier, le leader du groupe de rock britannique a insulté Giorgia Meloni, la Première ministre d'extrême droite du pays. « Giorgia Meloni, sale m*rde, fasciste, raciste, va te faire f*utre » a-t-il lancé en italien face à des milliers de spectateurs qui l'ont ovationné. Brian Molko aurait également, selon les médias italiens, apporté son soutien à la communauté LGBT, prise à parti par Giorgia Meloni depuis son entrée en fonction en octobre dernier. En effet, la dirigeante du parti Fratelli d'Italia interdit aux mairies d'enregistrer les enfants de couples de même sexe. Sauf qu'aujourd'hui, l'attaque publique de Brian Molko ne passe pas !
"Une gifle à l'Italie et à la démocratie"
Alors qu'en France, les propos d'Izïa envers Emmanuel Macron en plein concert ont créé la polémique, certaines communes italiennes ont fait savoir qu'elles refusaient de voir Placebo venir se produire sur leur territoire. C'est le cas de la ville de Matera, qui a annoncé retirer les subventions du festival Sonic Park, où une deuxième édition s'y déroule également. Mais le maire de Sassari, Nanni Campus, a déclaré qu'il n'empêcherait pas le concert de Placebo prévu dans sa ville le 1er août prochain. « La commune de Sassari ne condamne personne et ne fait la leçon à personne. Si Placebo commet des actes obscènes, vulgaires, ils en répondront devant la justice, pas au maire ni à la région » indique l'élu italien, sans étiquette mais issu du même bord politique que Giorgia Meloni.
During the Stupinigi Sonic Park, the Placebo lead singer Brian Molko calls PM Giorgia Meloni 'racist, fascist', concluding 'fuck you'.July 11, 2023 pic.twitter.com/eqmJLcH4Qp
— Crazy Ass Moments in Italian Politics 🇮🇹 (@CrazyItalianPol) July 12, 2023
A LIRE - Placebo : ce tube que le groupe déteste !
Mais que risque Brian Molko après avoir insulté la Première ministre italienne ? Selon l'article 290 du Code pénal italien, toute personne qui « publiquement diffame la République », tout comme le Parlement, la justice, l'armée, le conseil constitutionnel ou le gouvernement, peut se voir infliger une amende allant de 1.000 à 5.000 euros. Pour Paola Ambrogio, sénatrice du parti Fratelli d'Italia, les propos de Brian Molko sont comparables à « une gifle à l'Italie et à la démocratie ». Attendu à Rock en Seine le vendredi 25 août dans le cadre de la tournée pour son album "Never Let Me Go", Placebo n'a pas encore réagi publiquement à l'ouverture de cette enquête.