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Crise d'égo nationaliste chez le New York Times ? Alors que Daft Punk a été sacré grand vainqueur de la 56ème cérémonie des Grammy Awayds, deux journalistes du célèbre quotidien américain remettent sèchement en question la victoire du duo électronique.
"Il suffit de dépenser quelques millions de dollars"
Hier soir, dans l'antre du Staples Center de Los Angeles, les deux musiciens casqués ont raflé pas moins de 5 trophées grâce à l'album "Random Access Memories" - un record pour un groupe français. Seulement, cette performance a visiblement eu du mal à passer pour Dave Itzkoff et Jon Caramanica, chargés d'assurer le compte-rendu en live sur le site du journal. Durant leur retranscription, les commentateurs américains se sont laissés aller à quelques remarques bien senties envers les interprètes de "Get Lucky", les accusant d'avoir fait campagne en amont. « Daft Punk rappelle que pour gagner un tas de Grammys, il suffit de dépenser quelques millions de dollars pour être sûr que votre album sonne comme un disque enregistré en 1977 », a fait ainsi remarquer Jon Caramanica, notant au passage qu'environ « deux douzaines » des votants « jouent sur cet album ».
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"Pile ou face"
Dans sa critique, le journaliste évoque sans les citer les nombreux collaborateurs qui ont participé à l'élaboration de "Random Access Memories". Nile Rodgers, Giorgio Moroder, l'ingénieur du son Mick Guzauski (Earth, Wind and Fire), le guitariste Paul Jackson Jr (Michael Jackson)... Des noms qui font tous écho à un certain "âge d'or" de la musique, et qui sont donc coupables, selon lui, d'avoir fait pencher la balance en faveur de Daft Punk. C'est sur ce même critère que "Get Lucky" a décroché le Grammy Award de l'Enregistrement de l'année face à ses concurrents, selon ses propos. « Oui, c’était pile ou face, mais Daft Punk va continuer à battre Robin Thicke à chaque fois qu’il s’agira de faire appel à la nostalgie des votants », a-t-il ainsi taclé en conclusion.