Jonathan Rebboah / Panoramic / Bestimage
Il est l'un des DJ les plus populaires et les plus streamés dans le monde. Pourtant, comme de nombreuses autres stars de la musique, Bob Sinclar a constaté ces dernières années une habitude qui prend beaucoup trop de place durant ses shows : celle qu'ont les spectateurs d'allumer leur smartphone et de le brandir devant eux, au détriment de l'ambiance et donc de la prestation jouée en live. L'été dernier déjà, alors qu'il se produisait derrière les platines, celui qui a fait le buzz tout récemment pour promouvoir son nouveau tube "Take It Easy On Me" avait dû faire face à une marée de téléphones allumés, ce qui l'avait passablement agacé. « Je ne sais pas ce qu'ils attendent. Ils sont amorphes, complètement morts » s'était agacé le DJ en story sur son compte Instagram juste après son set : « Je suis en mode déprimé, c'est une catastrophe.»
"Il faut que j'arrête ce métier"
Plusieurs mois après cette mauvaise expérience, Bob Sinclar a été amené à en reparler pour un sujet sur l'usage des smartphones durant les concerts, réalisé par la chaîne franceinfo. Et il a de nouveau exprimé sa frustration, précisant que cela avait conduit chez lui à une grosse remise en question : « Je sors du club, j'arrive dans ma chambre, il est 6 heures du matin, et mon énergie est tellement au fond que je me dis "Il faut que j'en parle" (...) Je me suis dit : "Il faut que j'arrête ce métier, c'est ma faute peut-être, je ne suis plus du tout en connexion avec le public. Ils veulent quelque chose, une musique que je n'ai pas". Je ne comprenais pas. »
🎤📱 De plus en plus d'artistes préfèrent voir les téléphones se tenir loin de leurs concerts. On en a parlé avec Bob Sinclar. pic.twitter.com/U0jjgIIuVz
— franceinfo (@franceinfo) April 12, 2025
Pour autant, l'auteur du tube "Love Generation" ne se voit pas interdire l'usage des téléphones durant ses shows, à l'inverse d'artistes comme Kalash ou Dinos. «J'ai vu passer beaucoup de stories, de réels sur les réseaux sociaux avec des clubs et des DJs qui ont dit : "Maintenant je vais interdire [les téléphones], je vais mettre des stickers [sur les objectifs]". Je trouve ça un peu radical. Honnêtement, les DJ ont aussi besoin des réseaux sociaux, » a-t-il admis, conscient de la résonance que ces plateformes ont donné à plusieurs de ses titres.