Crédits photo : BFM / Bestimage
Du rififi pour Éric Dupond-Moretti. Lundi après-midi, l'Assemblée nationale a ouvert les discussions autour du projet de loi d'orientation et de programmation du ministère de la Justice défendu par le garde des Sceaux, dans le cadre d'un « plan d'action pour une Justice plus rapide et plus efficace ». Après son adoption par le Sénat le 13 juin, le texte, qui prévoit un budget en hausse et le recrutement de 10.000 nouveaux agents (magistrats, surveillants de prison), a été débattu par les députés de l'hémicycle dans un contexte tendu. Et pour cause, une grève nationale des greffiers était organisée le même jour pour dénoncer le « mépris » des hautes instances suite à la revalorisation salariale que prévoit cette loi - à leur désavantage. Pour interpeller le ministre de la Justice sur ces rassemblements très suivis par la profession, le député LFI (La France Insoumise) Ugo Bernalicis a eu une idée originale : reprendre un tube d'Isabelle Boulay devant son compagnon de longue date... qui n'est autre qu'Éric Dupond-Moretti.
"On ne chante pas dans un hémicycle"
Durant les manifestations, les greffiers en colère se sont mis à détourner les paroles du tube "Parle-moi" avec lequel la célèbre chanteuse canadienne connaissait le succès en l'an 2000, en entonnant « Parle-moi, regarde-moi / Je ne sais plus comment aimer, mon boulot de greffier ». Un refrain repris à l'Assemblée nationale donc, par l'élu du Nord. « Monsieur le député, on ne chante pas dans un hémicycle ! » a grondé la présidente de séance, alors que le ministre de la Justice, consterné, se prenait la tête dans les mains. En prenant le micro quelques minutes plus tard, Éric Dupond-Moretti a dénoncé une volonté de faire le buzz. « Je vais vous dire une dernière chose, monsieur Bernalicis. Je savais que vous parliez mal, je savais que pensiez mal. Je viens de découvrir que vous chantez mal aussi » a-t-il tancé, furieux, avant de rendre la parole.
Pour soutenir les greffiers en grève, le député LFI Ugo Bernalicis reprend une chanson d'Isabelle Boulay, compagne d'Éric Dupond-Moretti, devant le ministre pic.twitter.com/ba8QjVJtfq
— BFMTV (@BFMTV) July 4, 2023
"Il évolue dans une autre arène que la mienne"
Au micro de Purecharts en 2017, Isabelle Boulay avait expliqué pourquoi elle tenait à appliquer l'adage "pour vivre heureux, vivons cachés" concernant sa vie personnelle. « On connait peu de choses de ma vie, même si on connait maintenant mon amoureux. On s'est fait prendre à notre insu. Je suis quelqu'un d'assez secret. C'est un métier qui prend déjà beaucoup de choses de nos vies. Si je ne parle pas trop de mes amours, c'est parce que je veux que le public se projette dans mes chansons. Je veux qu'elles aient plus d'amplitude et qu'elles ne s'arrêtent pas à moi » expliquait l'artiste québécoise, qui se refuse à parler politique. En mars dernier, elle avait toutefois réagi au bras d'honneur adressé par son compagnon au patron des députés républicains Olivier Marleix à l'Assemblée nationale. « Il évolue dans une autre arène que la mienne. C'est là où je ne peux pas me substituer à lui, ce n'est pas ma place. Je le laisse être ce qu'il est. On est tous des êtres-humains, il a des réactions humaines, c'est pour ça que je l'aime aussi » avait-elle indiqué sur les ondes de RTL.