Crédits photo : site internet officiel de R.E.M.
Après trente-deux ans de musique rock, le groupe R.E.M. se sépare officiellement. Pas de bruits de couloir en amont, juste une annonce parue hier soir sur le site internet de la formation. « En tant que R.E.M., et en tant qu’amis pour la vie et "coconspirateurs", nous avons décidé d’en finir avec le groupe. Nous nous en allons avec un grand sentiment de gratitude, d’accomplissement et de surprise devant tout ce que nous avons accompli. A tous ceux qui ont été touchés par notre musique, merci de nous avoir suivis. » peut-on y lire depuis hier soir.
R.E.M., devenu trio en 1995 suite au départ de Bill Berry, a tenté tout au long de sa carrière d'imposer un genre musical neuf : une « tonalité mineure, mid-tempo, énigmatiques, des ballades semi-folk-rock. C'est ce que tout le monde pense et d'une certaine manière, c'est vrai. » explique le guitariste Peter Buck. De cette réflexion artistique, a jailli "Losing My Religion", un incontournable, ou plutôt un classique. C'est en 1991 que les ventes explosent avec l'album "Out Of Time", écoulé à plus de dix millions d’exemplaires dans le monde, contenant notamment le fameux "Losing My Religion". "Automatic For The People", publié en 1992, restera célèbre grâce à la ballade "Everybody Hurts". Avec le chanteur Michael Stipe en chef de file, R.E.M. s’était également beaucoup engagé pour des causes humanitaires mais également dans la politique et sur le terrain du social. Le "Los Angeles Times" qualifiait R.E.M. de groupe le « plus progressiste et politiquement correct. ». C'est en restant tout aussi correct que Michael Stipe disait hier adieu à ses fans : « J’espère que nos fans se rendent compte que cela n’a pas été une décision facile. Mais tout a une fin, et nous voulions le faire bien, à notre façon. ».
