
Onze ans après "Mes hommages", dans lequel il chantait ses aînés, de Ferré à Polnareff, voici donc la réédition du dernier album en français de Nilda Fernández, paradoxe, au titre italien, "Ti Amo" (chez Dièse/Harmonia Mundi), avec trois titres bonus (dont la chanson de Noël "Petit garçon", jusqu'à présent uniquement disponible en digital) ! Depuis une décennie, la vie de l'artiste a été un maelström d’aventures et de création. Il a vécu et chanté plusieurs années en Russie, il a monté un spectacle avec des artistes de cirque à Cuba, mis en scène Carmen avec des artistes de flamenco, bâti un spectacle avec des amateurs sur la mémoire de la ville d’Ivry, chanté ici ou là. Enregistré à Gênes, ce nouvel album prouve une fois de plus que Nilda Fernández n’a pas essayé de refaire du Nilda Fernández ; il a seulement accompli son devoir, «le devoir de renaître, de s’engendrer soi-même». Pas de roublardise marketing ni d’appel du pied aux réflexes des fans : «Je suis artiste depuis la vie et pour la vie», dit-il, ce qui le conduit à mêler l’orchestre de cordes et la guitare flamenca, le ska et l’appel de la Méditerranée, le rock et les échos lointains de l’Est, des réminiscences de gospel et l’accordéon parigot.
Un disque déjà porté en radios par un premier single extrait l'an dernier, "Plages de l'Atlantique", dont le chanteur a réalisé le clip, avec toujours autant de sincérité, et aujourd'hui rejoint sur les ondes par l'inédit "Les pieds sur Terre".
Visionnez les répétitions du concert de Nilda Fernandez à l'Elysée Montmartre :
«Faire un album n’est pas du tout naturel. Cette manière de figer la musique est tellement récente dans la musique – cinquante ou soixante ans, ce qui est peu dans la lignée des gens qui chantent. Pour moi, il s’agit de rassembler les choses, de ne pas les laisser éparpillées. Et alors je vois ce que je suis devenu». Nilda Fernández est donc devenu cette musique ouverte, cette musique qui dit tant d’attaches et tant de séparations, cette musique qui trouve ses ferveurs dans mille formes différentes… Une musique qui moissonne romantisme et confessions, mélancolie et jubilation, avec infiniment de tendresse et infiniment de courage. Une musique qui parle de recommencements et d’envols, une musique qui parle du monde entier et de feux de brindilles.
Par ailleurs, après s'être produit dernièrement sur la scène du Café de la Danse, puis de La Cigale, c'est à l'Elysée Montmartre qu'il se produira ses yeux dans vos regards, le 16 janvier prochain ; avant de poursuivre sa tournée en France.